L’éolienne en Europe



Les énergies fossiles sont, mortes, vives les énergies renouvelables ! En tout cas, c’est ce vers quoi tend l’évolution du parc éolien européen. C’est qu’en ce domaine, l’Europe est loin d’envier les Américains, puisqu’elle est le premier producteur mondial d’électricité, devançant de loin ses voisins outre-Atlantique et asiatiques. Depuis 2015, atteignant les 142 GW de production, l’éolien est ainsi devenu la première source d’énergie renouvelable d’Europe.



Evolution de l’énergie éolienne en Europe



L’utilisation de la force du vent pour la production d’énergie en Europe est loin de dater d’hier. Dans une certaine mesure, c’était le rôle des tous premiers moulins à vent. Pour une éolienne plus industrielle, il faudra attendre 1891. Au Danemark, le scientifique Poul La Cour construit un modèle amélioré d’un premier prototype d’éolienne bâtie aux USA trois ans plus tôt.



Les ennuis ont commencé plus tard, dans les années 1920. L’avènement des énergies fossiles et du nucléaire, plus accessibles, coupe le développement du secteur. Enfin presque, puisque l’Europe continue d’innover dans son coin. Ainsi, en 1957, c’est au Danemark que le scientifique Johaness Jull invente la turbine de Gedser, dotée d’une puissance de 200 kW, la première capable de produire du courant alternatif. C’est l’éolienne qui a inspiré nos constructions actuelles.



Les énergies renouvelables regagnent en vigueur après les deux chocs pétroliers, en particulier au Danemark. Et plutôt que sur la terre, c’est surtout au milieu des mers que commencent à s’installer ces immenses pales.



L’éolienne en France



En France, le parc éolien est principalement porté par . Il faut savoir que dans l’Hexagone, selon EDF, 77% de l’énergie vient du nucléaire. La première source d’énergie renouvelable est l’hydraulique, à 12,5%, suivie par l’éolien à 5,7%. Il s’agit donc d’un rôle pour l’instant marginal, mais il faut savoir qu’au niveau européen, la France possède un énorme potentiel éolien. Le meilleur après le Royaume-Uni.



Ainsi, le DTU Wing Energy (Université technique du Danemark) a souligné les zones les plus favorables à la production d’énergie éolienne en Europe. On y retrouve une bonne partie du golfe du Lion (de Narbonne à Carcassonne, en incluant la basse vallée du Rhône), ainsi que la Bretagne, la Vendée et les côtes de la Manche. Autant de sites français qui pourront s’avérer particulièrement productifs à l’avenir.



L’éolien européen en quelques chiffres



Car évidemment, la France n’est pas le seul pays à s’intéresser à l’éolien en Europe. Juste à côté de nous, en Espagne et en Allemagne, nos voisins ne chôment pas non plus et disposent d’une production bien supérieure à la nôtre. Par exemple, fin 2015, la puissance installée des éoliennes françaises équivalaient à 10,3 GW. A titre de comparaison, au même moment, nos voisins outre-Manche frôlaient les 14 GW, le parc éolien espagnol dépassait les 23 GW et l’Allemagne atteignait presque les… 45 GW.



C’est le trio européen à retenir : Allemagne, Espagne et Royaume-Uni. La France reste bonne quatrième, mais elle se console avec sa place de second meilleur potentiel éolien derrière le Royaume-Uni. Autre chiffre intéressant : la part d’éolien parmi la production totale. Si les pays les mieux investis dans l’éolien possèdent un pourcentage de production autour des 10%, la France peine à dépasser les 4 ou 5%. La palme revient en tout cas au Danemark, donc la production électrique est constituée à 51% d’énergie éolienne.



Considérée comme un tout, l’Europe reste donc une gigantesque machine à production éolienne. Tous pays confondus, fin 2015, elle atteignait une production totale de 303.513 GWh, avec une puissance installée de 142 GW.


Pour en savoir plus : https://www.fournisseur-energie.com/eolien-terrestre-mer/


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